Jeudi 25 novembre 2010 4 25 /11 /Nov /2010 16:51

La pensée chinoise ne se limite pas seulement à une médecine douce, frappée d’une dose anti droit-de- l’hommiste. Le chinois n’est pas qu’un ouvrier mal traité, jugé par nos yeux, exploité parce que démuni, inculte et discret. Non, il existe une intelligence chinoise qui se démontre chaque jour dans une stratégie de déploiement incroyablement fine et cynique, en voici aussi une variante avec l’émission Economie de la chaine CCTV mais où le cynisme se voit suppléé par l'ironie.

Chercheur en économie politique, le professeur Mehlang Chang, dresse un portrait au mieux sans concession au pire pamphlétaire contre la France, ses dirigeants mais aussi son peuple.

L’ironie qui pointe est d’une incroyable justesse et valide la maxime selon laquelle un peuple a souvent les dirigeants qu’ils méritent.

Enfin, notons que cet entretien donné à une grande chaîne chinoise diffusée à l’internationale, n’a bizarrement été repris dans aucun média qui préfère nous montrer la Chine qu’en nous effrayant.

Et puis, sachons que si ce discours dispensé sur la France était dressé par un de nos compatriotes, il serait subitement sans auscultation qualifié de populiste et de thèse sans fondement.

Au moment, où l’Irlande, le Portugal et bientôt l’Espagne sont des cas qui démontrent que l’élite politico-financière fait tout pour sauver davantage un système que les hommes, chacun devrait aussi se reposer cette question kennedyenne « Au lieu de penser à ce que votre pays peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays ». Répondre à cette question, c’est se donner une réponse à soi-même, pour soi-même et ne plus se berner d’illusions en prenant une part de responsabilité et en mettant en face des politiques, la nature pleine et entière de la stratégie du succès pour eux-mêmes mais de l’échec pour nous tous.

Ne pas faire tourner cette vidéo est une façon de se nier soi-même, de négliger son pays et de valider le « continuons à nous laisser imposer une vie à laquelle nous n’avons pas de ticket d’entrée ».

 

Bonne découverte.


 
Par Pascal Guillery - Publié dans : Brèves Off Shore - Communauté : Economie et société
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 18 octobre 2010 1 18 /10 /Oct /2010 11:25

immobilier-pret-credit-taux-interet.jpgLes taux d’emprunt immobilier affichent des courbes inversement proportionnelles au prix de l’achat du bien.

Ainsi, depuis 1945-autant dire depuis l’histoire des taux eux-mêmes- le crédit n’a jamais été aussi peu cher. Est-ce donc une bonne ou une mauvaise nouvelle ? La réponse n’est pas forcément tranchée puisqu’elle dépend de quel côté du portail on se trouve.

Les banques, dans leur stratégie commerciale face aux prix d’accession, frisant une certaine indécence, ne peuvent de toute façon faire autrement. Et au vu de ces même tarifs –qui en plus ne cessent de grimper dans les grandes villes – elles rentrent largement dans la rentabilité.

En revanche, pour ce qui les concerne, il ne faudrait pas créer les conditions d’une nouvelle bulle prête à exploser dans quelques mois. Mais cela concerne plus les conditions d’accès au crédit qu’au taux lui-même. Mais comme les banques françaises jouent sur l’absence sérieuse de concurrence et d’offre différenciatrice, elles n’ont pas besoin de solliciter l’insolvable. Une crise à l’américaine semble donc être exclue par la nature même du système français. Comme quoi, on peut trouver des avantages dans à peu près tout.

Si vous vous trouvez en situation de vente (et si en plus vous ne comptez pas racheter ou racheter moins cher), la baisse des taux est bonne pour vous. Le prix du marché et la valeur de votre bien peuvent bien valoir les yeux de l’acheteur, ce n’est pas votre problème. Vous risquez juste de faire monter les enchères indéfiniment et de tergiverser avant de vous décider à vendre, surtout si vous n’êtes pas tenu de vendre pour nourrir votre famille ou pour cause de chômage ou divorce.

Si vous êtes côté acheteur, vous êtes déjà en train de vous gratter la tête pour bien choisir le bien de votre vie. Des taux bas vous évitent donc de vous arracher les cheveux et de sentir la calvitie poindre ou de vous sentir tondu de tous les côtés et fragilisé par tous les vents et tempêtes qui pourraient bientôt arriver. Déjà qu’il va falloir travailler jusqu’à la remise de la canne, faudrait pas pousser jusqu’au fauteuil roulant !

 

En revanche, si vous êtes jeune, vous pouvez déjà vous préparer à bientôt vous endetter, au point de continuer à rembourser, bien après l’arrivée de vos petits enfants, et de fréquenter de nouveaux amis rencontrés à la commission de surendettement. En effet, cette tendance un peu folle des prix excessifs devrait s’accentuer par de multiples phénomènes : la centralisation du travail et de l’économie autour des grandes villes, la crise (quand ça dure depuis 30 ans, peut-on encore parler de crise ?) du logement et de sa construction, le confort d’avoir son propre chez soi (surtout pour la retraite), les investissements extérieurs (chinois, russe, anglais, etc),…

 

Tu m’empruntes pour acheter à qui ? A moi ?

Le trait est un peu gros, mais on n’en est pas loin. C’est un nouveau modèle économique que l’on retrouve dans d’autres secteurs en termes de méthodes (EDF et les sociétés solaires, par exemple).

Certaines banques, en tous cas toutes les plus grosses et donc aussi celles de votre propre conseiller, ont (comme pour mieux boucler la boucle) créé des entités transversales liées à l’immobilier et même à la Promotion Construction, à la gestion et à la transaction. La BNP, le Crédit Agricole, la Caisse des dépôts et d’autres rachètent à tour de bras- et aussi grâce aux bénéfices records engendrés par d’autres marchés financiers- des immeubles, des sociétés spécialisées sur le secteur de la construction et même des agences immobilières disposées en réseau, avec un maillage stratégique, tellement le marché est juteux comme un fruit plus que mûr.

Acheter un bien immobilier est un projet de vie. L’expression n’a jamais si bien porté tout son sens. 140% d’augmentation en une douzaine d’années, 140 milliards accordés par les banques en 2010 (ce serait dommage de négliger ce marché), un taux à 3.30% constamment en baisse depuis 2008 : tout cela est la logique du système, non pas capitaliste mais financier.

Une finance qui préfère gérer des individus ou des communautés endettés (la Grèce, par exemple) parce qu’ainsi, ils sont plus dociles car plus aliénés à leur travail. Parce que ces gens-là continuent à croire que les gens sont fainéants alors que la plupart ne dénoncent pas leur travail mais leurs conditions d’exercice à celui-ci. Et pour que vive la finance, il faut non pas encadrer les prix du marché mais maîtriser les taux pour garantir que beaucoup investissent encore dans leur rêve légitime d’accéder et de pouvoir transmettre un patrimoine.

Heureusement, le gouvernement a pensé à eux : ils pourront désormais travailler plus longtemps et pouvoir ainsi rembourser plus aisément leurs dettes…enfin, s’ils ne sont pas licenciés à 55 ans.

Par On Shore - Publié dans : Brèves Off Shore - Communauté : Economie et société
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 4 octobre 2010 1 04 /10 /Oct /2010 10:29

titleEn cette grande époque où la communication est forte et maîtrisée, le temps de l’information pure s’affaiblit.

Chaque jour, nous sommes noyés sous les flots de faits divers, d’affaires, de politiques, mais sans plus d’investigation ou de pédagogie. Les journaux arrivent parfois à fonctionner comme un service de la communication supplétif à tel gouvernement ou organisation. Ainsi, le Figaro se décrédibilise chaque jour qui passe, tout comme TF1 et son journal de 13h. I-Télé semble, elle, avoir décidé de calquer la télévision berlusconienne avec la présence de jolies plantes. Ainsi, on apprend sur Canal plus* (la grande sœur) que, de plus en plus, les recrues sont issues du mannequinat plutôt que des écoles de journalisme pour présenter journaux et chroniques.

Ce processus est dangereux pour notre pays, et la qualité télégénique devrait avoir des limites dans la démocratie et au nom même de la République et de ses principes. En Italie, tout a commencé comme cela pour arriver jusqu’à la politique.

En effet, dans dix ans, si cette déviance continue, beaucoup de jeunes étudiants se demanderont pourquoi faire des études de journalisme si les cartes de presse sont réservées sur critères physiologiques. Comment pourra survivre l’investigation déjà fort peu présente ?

En septembre 2009, l’investigation était au programme de la chaine info signée Groupe Canal.

Moins de trois mois après, sans information, le programme a disparu comme s’il n’avait jamais existé. Désormais, sauf catastrophe ou évènement, le journal dure ¼ d’heure et se répète en boucle, sans profondeur, et ce même si la langue de la présentatrice a fourché, point de réengistrement.

La guerre de l’audience produit son effet. Preuve en est les conférences de presse de Laurent Blanc. Il y a peu, ce genre d’informations ne durait que le temps d’un résumé. Maintenant, c’est la conférence entière qui est diffusée, comme si l’évènement se dimensionnait tel un Yalta redondant. Pourquoi pas en 3D dolby surround 5.1 tant qu’on y est.

BFM, axée sur le monde de l’entreprise et de l’économie, en basant sa ligne éditoriale sur de simples raisonnements idéologiques, ne risque-t-elle pas, peu à peu, de ressembler davantage à Fox news qu’à un média sérieux et indépendant ?

Aujourd’hui, ce n’est pas dangereux parce que les gens qui regardent sont, essentiellement, des gens qui ont été éduqués avec une télévision à 3 puis 6 chaines, où la qualité d’information et le journal télévisé dispensaient culture et connaissance. Mais dans dix ans, nous en serons où ?

Si les chaines d’information ne donnent que dans la sous culture, dans les débats-polémiques sans fond et sans autorité compétente où la communication prime sur l’information et où le style l’emporte sur le fond, ne risque-t-on pas de déciviliser notre société ?

Ce canal-là d’information a de fortes responsabilités, ils devraient se rappeler comment ils savent se moquer de l’Américain moyen du Kentucky ou du Texas qui croit Obama musulman parce que désinformé et ne pas faire de nos citoyens des citoyens privés de cette chance de choisir entre l’information et le divertissement.

C’est parce que de grands médias existent que nous pouvons encore nous intéresser à des émissions où l’intelligence, de quel bord qu’elle vienne, peut s’exprimer comme chez Calvi, Jeudi investigations, Taddei, Giesbert ou d’autres. Sans le rôle et le sens des responsabilités, eux aussi disparaîtront, et c’est toute la société qui y perdra. A ignorer qu’on ne connaît pas, on s’aliène.

 

*Mouloud Achour rencontre Lorraine Denis

Par On Shore - Publié dans : Brèves Off Shore - Communauté : Economie et société
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 1 octobre 2010 5 01 /10 /Oct /2010 09:39

orange.jpgVoilà un spot à montrer dans toutes les écoles de commerce.

En 30 secondes, les créatifs (dont je ne connais l’agence) vont faire gagner des semaines de formation à bien des étudiants. Orange nous sert un pur jus concentré, beaucoup plus efficace qu’une formation, sur la démarche commerciale et ce que représente le souci client.

 

On y voit que, quoi que l’on vende, le processus reste le même.

Déceler le projet, c’est faire accoucher les besoins et les contraintes liés à celui-ci.

Cela s’appelle la phase de découverte.

Tout cela se fait subtilement, bien sûr, comme le déclame les deux protagonistes de deux univers complètement différents, avec le laïus sur l’écoute active (discussion, écoute et intégration de tout ce que dit le client) et puis sur la qualité d’être force de proposition.

Voici donc la phase de l’argumentaire que l’on va déployer pour rassurer le client en vue de le conquérir.

C’est tellement vrai, que les sociétés spécialisées en télémarketing n’ont plus qu’à poser dans ce cadre-là une table de dialogue avec phrases toutes faites et réponses fourre-tout.

 

Orange fait très fort, la marque s’associe à un entrepreneur de qualité et d’autorité : l’architecte. On notera que celui-ci est expérimenté, que chez Orange l’individu est plus jeune mais tout aussi formé à l’accueil des clients, de leurs besoins et de leurs problématiques.

L’architecte construit des lieux de vie sécurisants et Orange construit de la relation client.

 

Et d’ailleurs, si ces deux-là doivent un jour discuter, qui ferait le mieux preuve de la maîtrise de son discours et de son écoute commerciale ? Gageons que c’est le téléouvrier car, lui, a peu de chance de solliciter l’architecte pour son propre besoin.

 

Evidemment, Orange, ni plus ni moins que les autres, souhaite surtout des clients qui ne réclament rien et qui paient par prélèvement automatique.

 

La publicité d’Orange démontre aussi qu’au lieu de dépenser des millions, pour nous dire combien elle est attentionnée envers ses clients et futurs clients, elle ferait mieux d’investir sur sa qualité d’accueil et sa capacité à solutionner les problèmes des milliers de gens qui appellent chaque jour.

Qui a appelé son service, ou un autre d’ailleurs, peut constater à quel point le discours est appris par cœur par l’ouvrier téléphonique, on l’assaisonne de votre nom à toute les phrases :

-Vous patientez un instant, M. Brassedoff*, je consulte votre dossier.

-Je comprends, M. Brassedoff, toutefois… blabla…

-Oui, je comprends votre énervement, M. Brassedoff, mais c’est la procédure, M. Brassedoff, et je ne suis pas habilité, M. Brassedoff. Si je pouvais, M. Brassedoff, je le ferais.

-Toutefois, M. Brassedoff, je note dans votre dossier ce que vous me dites et je vous propose de nous envoyer un courrier à ce sujet, M. Brassedoff.

-Je vous souhaite une bonne journée et vous remercie d’avoir appelé le XXX, M. Brassedoff.

 

A l’heure d’internet et des forums qui se multiplient et qui renvoient autant la colère des usagers, il faudrait arrêter de croire que nous sommes Brassedoff au point de se croire importants pour eux. Nous connaissons la règle et elle vaut pour beaucoup dans l’activité économique française et ce, malgré Pascal le philosophe mathématicien. La maxime à savoir est devenue : « Je paie donc je suis. »

 

*Casse-pieds

 

Voir la Vidéo

Par On Shore - Publié dans : Brèves Off Shore - Communauté : Economie et société
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 22 septembre 2010 3 22 /09 /Sep /2010 18:44

ACADEMIADES-OCCITANES-INAUGUR_5467.JPGCe 20 septembre, aux Ponts Jumeaux, dans la nouvelle résidence étudiante réalisée par CA Monné-Decroix, il flottait comme un air de remise de diplômes et de fin de promo.
Nous étions nombreux- journalistes, gens de la promotion-construction, politiques, financiers, partenaires de projet et autres-, dans une parfaite décontraction, à nous balader dans les couloirs librement, à visiter le nouvel endroit et à discuter.


Après les conciliabules, les sourires et les rires échangés, est venu le temps de la solennité.
Il y a bien des endroits où l’habitude est trop souvent de faire table rase du passé. Ce n’est apparemment pas le cas chez Monné-Decroix, bien au contraire. Est-ce une qualité propre de  ceux qui sont habitués à construire ? Peut-être. En tout cas, sans en faire trop, Stéphane Aubay (directeur général de CA Monné-Decroix Promotion, ndlr) a rendu hommage à M. Monné, co-fondateur du groupe, soulignant tout à la fois ses qualités de visionnaire et d’entrepreneur inACADEMIADES-OCCITANES-INAUGUR_5469.JPGvesti. Le tout, en une phrase.
Puis, il nous explique que le ter rain de la résidence fut acheté en 1998, un peu au hasard par M. Monné, mais que, fortement pollué pour cause de l’activité précédente qui y siégeait, tout un travail long et minutieux, où la patience et la détermination ont été nécessaires, fut entrepris avant d’envisager, en 2008, le dépôt du permis de construire. En 2009, le chantier a finalement pu commencer et, après 18 mois, c’est un vrai bijou qui est sorti de terre...

 

 Lire La suite...

Par On Shore - Publié dans : Brèves On Shore - Communauté : Economie et société
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Recherche

Créer un Blog

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus